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mars 2015


27 avril 2015, journée de lancement du "Mois des Mémoires de l’Esclavage & des Combats pour l’Égalité"
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Le 27 avril 2015 le CNMHE rendra hommage à une femme d’exception.

Myriam COTTIAS, actuelle Présidente du Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage (CNMHE) et les membres du Comité national souhaitent saluer le parcours d’exception de Maryse Condé le 27 avril 2015, journée de lancement à Paris du "Mois des Mémoires de l’Esclavage & des Combats pour l’Égalité".

Écrivaine, professeur émérite de l’Université de Columbia (New York), romancière, militante, enseignante et critique… Maryse Condé est tout cela. Née en 1934 à la Guadeloupe, Madame Condé, y effectue ses études secondaires avant de gagner Paris, où elle entreprend des études de lettres à La Sorbonne. En 1960, elle épouse Mamadou Condé, un acteur guinéen qui a créé le rôle d’Archibald dans la pièce de Jean Genêt, Les Nègres, mise en scène par Roger Blin, événement théâtral parisien qui défraie la chronique. Puis elle part pour Conakry où elle enseignera ainsi que dans d’autres pays d’Afrique : Ghana, Nigéria, Sénégal… Elle accumule expériences et découvertes qui nourriront son œuvre romanesque. Elle ne commence à écrire qu’en 1972, de retour à Paris : deux pièces de théâtre, l’une inspirée de la réalité antillaise (Dieu nous l’a donné), l’autre de la situation politique en Afrique de l’Ouest : (Mort d’Oléwumi d’Ajumako).

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Madame Maryse CONDE
(Source image : Wikipédia)

Parallèlement, sous la direction du Professeur Étiemble, elle achève une thèse de troisième cycle de littérature comparée : Stéréotype du Noir dans la littérature antillaise, qu’elle soutient en Sorbonne, en 1976.

En secondes noces, elle épouse Richard Philcox, traducteur britannique. Elle publie alors deux romans inspirés de son expérience dans les pays africains nouvellement indépendants ; elle y remet en cause les mythes inspirés de la Négritude dans Hérémakhonon et Une Saison à Rihata.

La notoriété lui vient de son troisième ouvrage, Ségou, roman en deux volumes ("Les Murailles de terre" en 1984 et "La Terre en miettes" en 1985) qui franchissent : "les barrières inaccessibles jusqu’alors aux auteurs caribéens ou africains du succès commercial" (Revue Notre Librairie). Traduit en douze langues, ce roman clôt le cycle de son œuvre consacrée à l’Afrique. En 1985, Maryse Condé est conviée à enseigner aux États-Unis. Elle y fonde le Centre des Études françaises et francophones de l’Université de Columbia. Elle séjourne aussi dans son île natale qui devient alors la texture essentielle de ses autres romans : La Vie scélérate et Traversée de la Mangrove.

En 2004, Maryse Condé est nommée au Comité pour la Mémoire de l’Esclavage (CPME) dont elle assure la présidence jusqu’en 2008. Maryse Condé a quitté l’université de Columbia en décembre 2002 et vit aujourd’hui retirée. Son dernier roman, La Vie sans fards (2012) sera prochainement suivi de Mets & Merveilles en avril 2015, publié par les éditions J-C. Lattès.

 

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